05 février 2007
Veronica Mars sur M6 : qu'en penser ?
Pour commencer, comment exprimer le soulagement de tous les fans de Veronica Mars en apprenant la diffusion de leur série préférée sur M6, s’étant auto-proclamée : diffuseuse de séries cultes depuis 20 ans ? En effet, tout le monde commençait à désespérer à l’idée d’une prochaine diffusion sur France 2 ! Et à juste titre, qu’aurait fait la chaîne avec cette série ? Aurait-elle stoppé la diffusion au bout d’une saison à peine ou à des heures impossibles comme elle l’a fait avec tant d’autre (je ne citerais pas Gilmore Girls, Newport Beach, Everwood, Six Feet Under, New York 911 ou encore That’s 70’s Show) ? Bref, VM est sur M6 !
Mais il faut nuancer ce point de vue. Oui bien sûr, c’est super que M6 diffuse la série. Mais (et oui il y a toujours un « mais », surtout avec moi), apparemment les programmateurs de la chaîne n’ont jamais regardé un épisode ! En effet, la série est prévu pour une diffusion quotidienne à 18h55… l’heure des séries pour ado qui ne volent pas bien haut (Smallville ; Un, Dos, Tres ; Summerland…) ce qui est exactement le contraire de Veronica Mars. Comment savourer les épisodes avec une diffusion quotidienne, limite bâclée ? Car oui Veronica Mars, ça se savoure ! C’est même du grand art, rien à voir avec la plupart des séries que les gens qualifient de « séries pour ado ». Quelle erreur de jugement pour la série ! La cible visée n’est pas la bonne, dommage.
Puis-je encore critiquer M6, même s’ils font un énorme cadeau aux français avec la diffusion ? Oui bien sûr, je peux. La promo ! Ba quoi la promo me direz-vous… Et oui, jusque là, il y a très peu de promotion et on ne peut pas dire qu’ils inondent le public de M6 avec leur spot comme ils l’avaient fait avec Prison Break, Desperate Housewives, Bones ou encore Commander In Chief (promo, qui je tiens à le rappeler, n’a pas servi à grand chose car ils l’ont quand même supprimée au bout de 3-4 semaines). Et là encore, dans la promo disponible pour l’instant, ils se trompent encore de public… on dirait presque un spot pour un SOAP (comme l’a très bien dit une co-fondatrice de SP).
Bref, M6 fait de nombreuses erreurs à propos de Veronica Mars mais malheureusement nous n’y pouvons plus rien. Cependant, il faut remercier grandement M6 pour enfin nous offrir cette superbe série ! On aurait préféré une place de la trilogie, mais peut-être pour la prochaine saison (on peut toujours rêver). Bon les gens, vous avez compris :
RE-GAR-DEZ VERONICA MARS !
Et montrez que France 2 a fait le bon choix en laissant M6 des droits, espérons la même chose pour Gilmore Girls, Newport Beach ou encore Everwood…
Crédit photos : Do you like Marshmallows?
26 janvier 2007
Les séries : détectrices de niais/niaises
Un niais/niaise est quelque chose de fréquent dans le monde du show-biz : on les reconnaît à leur sourire-free*ent (pas de pub, sauf si on me paie), à leur « talent artistique » désastreux et à leurs poses ridicules lors de séances photos. C’est donc facile de les pointer du doigt et dire : bouh c’est une niaise/un niais ! Mais qu'en est-il de la vie de tous les jours ? Comment savoir que cette personne en face de nous fait ou ne fait pas partie de la catégorie « niais ».
Tout d’abord, il est évident que les niais « connus » et les niais « pas-connus » (c’est-à-dire ceux-de-tous-les-jours) ont les mêmes caractéristiques ; malheureusement pour nous, nous côtoyons les « pas connus »… quitte à connaître un niais, on aurait préféré que ce soit une star mais bon la vie est injuste et on fait avec. Mais comment être sûr de nous et de ne pas pointer du doigt un parfait innocent ? Alors voici pour vous, mesdames et messieurs, les détecteurs infaillibles de niais : les séries télévisées !
Attention, qu’on se comprenne bien : pas toutes les séries télévisées. Seulement celles réservées aux niais. "Comment reconnaître une série télévisée pour niais ?" me direz vous. C’est tout simple, elle se caractérise par la présence de niais à son générique, à l’absence de travail sérieux autour du scénario (le scénario principal, puis indubitablement celui des épisodes) et un manque d’approfondissement de personnages. Ainsi, grâce à cette définition, on pense tout de suite à des séries comme : Smallville, Charmed (dès la saison 4), The OC, One Tree Hill, RIS, Sous Le Soleil…
Donc les séries dites « niaises » peuvent nous aider à éviter les niais de tous les jours. Pour cela, c’est simple : se renseigner sur les goûts de l’individu concerné en matière de séries télévisées ! S’il vous répond qu’il « adore Charmed, et que c’est tellement dommage que ce soit fini car les dernières saisons étaient les plus intéressantes, surtout parce qu’il y avait des beaux acteurs/de beaux décolletés d’Alyssa Milano », fuyez ! Un niais aime une série pour les acteurs qui sont là uniquement pour attirer le public et faire potiche, ils ne sont en aucune façon choisis pour leur qualité d’acteur. Mais les créateurs de séries ne font cela que lorsque le scénario de la future série est susceptible de rameuter des niais-téléspectateurs, ils ne vont quand même pas saccager une bonne série avec des niais-acteurs… De plus le niais-pas-connu ne sait pas qu’il regarde une série créée spécialement pour lui, et est tout content d’en parler autour de lui comme si c’était quelque chose de fabuleux (certes, pour lui ça l'est, sûrement). Seulement attention, un niais peut aimer des séries non-niaises (comme certains niais « connus » qui jouent dans de très bons tv-shows… Riley dans Buffy, pour ne pas le citer) ; selon la qualité de l’autre série, cela peut diminuer son cas, mais la devise reste tout de même : un niais un jour, un niais toujours.
Il y a cependant des exceptions (et oui sinon ça ne serait pas drôle, ni très français… ba oui, nous, les français on aime bien faire compliqué) :
Certaines personnes aiment une seule série de la liste donnée, on appelle ça un accident de parcours.
Certaines personnes aiment la plupart des séries citées, si ce spécimen a moins de 14 ans ; c’est normal.
Alors maintenant que vous avez toutes les cartes en main, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas les reconnaître !
17 janvier 2007
Bones : la vérité sort de la bouche des squelettes
"Ne m'appelez pas Bones !" Voici la phrase que tous les fans de séries télé seront tentés de lancer à droite à gauche d'ici quelques jours. La dernière série d'investigation de la Fox débarque, en effet, sur M6 dès vendredi prochain (youhou, c'est après-demain). Au programme : des enquêtes passionnantes qui vous amèneront à vous demander "pourquoi, mais pourquoi ne suis-je pas anthropologue judiciaire ??" Je plaisante, bien sûr, la question que vous vous poserez, ce sera plutôt : "mais comment est-ce qu'Emily Deschanel a fait pour retenir autant de jargon scientifique par coeur et pour interpréter son personnage en paraissant crédible ?" Au programme également : des petites piques de Brennan à Booth... et vice-versa, des maladresses de Zack, des conseils de Goodman, de la sensibilité d'Angela, des complots de Hodgins, etc.
Bones, c'est tout ça. Un condensé d'humour, de science, et d'enquête, le tout à consommer bien frais... et bien éveillé ! Eh non, les filles, Bones ne sert pas uniquement à mater David Boreanaz. D'ailleurs, malgré tout ce que la pub autour de la série laisse penser, ce n'est même pas lui qui tient le rôle principal.
Inspirée des romans de Kathy Reichs, Temperance Brennan, dite "Bones", est une brillante anthropologue judiciaire qui a la capacité (et non le don surnaturel, comme on le lit sur certains sites mal renseignés) de décrypter les indices trouvés sur des os afin de reconstituer les circonstances de la mort d'un individu. Le FBI fait appel à ses services lorsque les corps sont trop décomposés pour permettre une identification traditionnelle. Autour de Brennan gravite toute une équipe de scientifiques : Angela, scientifique-artiste qui a conçu un procédé informatique permettant de projeter une image en 3D, Zack, le petit génie dont le QI l'empêche de terminer ses divers doctorats, Hodgins, l'"homme aux insectes" spécialistes de la composition des sols et des insectes et Goodman, leur patron à tous, ancien archéologue.
Je vous entends déjà dire : "allez, ça y est, encore une énième série policière" (gnihi, je vous imite bien hein?). Détrompez-vous, Bones apporte un véritable plus au genre d'investigation. Avant toute chose, la série repose sur les relations entre les personnages, leur interaction, ce qui crée une dynamique de groupe tout à fait délicieuse. Et c'est sans parler du duo explosif Brennan-Booth qui risque de vous faire hurler de rire.
Alors n'oubliez pas de réserver votre vendredi soir : l'équipe de Bones n'a pas fini de vous faire frémir. Pour en savoir plus sur la série, une seule adresse : Bones Online.
[I.C.E.] Spoilers :: 01x01-02


I.C.E., c'est quoi ? In Case of Emergency. Dans les formulaires américains que l'on doit remplir en entrant à l'hôpital, il s'agit des coordonnées de la personne à contacter en cas d'urgence... autrement dit, celui ou celle en qui on a le plus confiance et dont on sait qu'il/elle sera là s'il nous arrive quoi que ce soit.
Voici, en clair, le thème que développe la nouvelle sitcom d'ABC, qui a commencé il y a une semaine et qui, il faut le dire clairement, s'est pas mal rétamée. Visiblement, les producteurs de la chaîne n'avaient pas noté le bon numéro du créateur de série à contacter I.C.E., et se sont plantés en beauté et à plusieurs reprises depuis la rentrée 2006 : on passe sur le désastre Day Break, la catastrophe The Nine, ou encore le naufrage Help Me Help You, pour laisser place à la tentative consternante de redresser la barre.
Pourquoi ai-je choisi de tester le pilote d'In Case of Emergency ? Pour être sincère, parfois, il m'arrive de regarder une série uniquement pour un acteur. Dans certains cas, ça tourne bien (Dexter, Bones, Dirt, Brothers & Sisters), dans d'autre, ça tourne au vinaigre (Justice, Day Break, The Comeback). Pour I.C.E., j'avoue que je voulais voir ce que donnait David Arquette dans une série et comment Greg Germann gérait sa reconversion depuis Ally McBeal. Vous savez tout, passons à la série.
L'épisode s'ouvre sur la présentation des trois personnages : Harry Kennison, qui vient se faire faire un massage coréen dans un établissement spécialisé, Jason Ventress, qui veut acheter un flingue pour s'exploser la cervelle et Sherman Yablonsky, le gourou de tous les obèses qui souhaitent perdre quelques dizaines de kilos. Tous trois se connaissent depuis le lycée et en arrivent à un point où ils réalisent qu'ils n'ont personne sur qui compter qu'eux trois. Ils retrouvent une ex-camarade de classe dont tous les mecs étaient amoureux à l'époque et le dernier personnage principal, une doctoresse, soigne Jason qui s'est stupidement tiré dans le pied alors qu'il renonçait justement à se suicider.
Voilà la situation de départ, sur laquelle se construisent (si on peut utiliser ce terme dans ce cas là) les épisodes.
A vrai dire, le pilote est assez drôle. Il pose les bases de la série en nous montrant à quel point chaque personnage est complètement barré, et présente quelques gags hilarants (le gourou des obèses qui s'empiffre de sucreries à l'arrière d'un camion de livraison avant de le voler, par exemple). Mais le problème, c'est que ça s'arrête là. L'histoire s'étouffe rapidement, et les scénaristes manquent terriblement d'ambition. Cliché, cliché, cliché... c'est à ça que pourrait se résumer l'intrigue (décidément, aucun mot traditionnel ne colle vraiment ici).
On ne nous épargne pas le traditionnel "Êtes-vous un ange ? Suis-je au paradis ?" lorsqu'un personnage a l'impression d'avoir frôlé la mort. Idem pour le "Mon fils veut devenir policier, et si vous explosez ma porte, vous allez devoir lui expliquer qui vous êtes et pourquoi vous êtes devenus comme ça"... Pitié, renouvelez les dialogues, ce n'est pas en nous régurgitant les mêmes niaiseries que vous séduirez votre public.
Je me rends compte à mesure que j'écris cette critique qu'elle doit être terriblement ennuyeuse à lire... si la série ne l'était pas, j'en serais embarrassée. Bref, coupons court à cette perte d'énergie, de toute façon, I.C.E. ne durera, selon moi, pas plus de 13 épisodes (si elle va jusque là) et quoiqu'il arrive, pas plus d'une saison. ABC a vraiment besoin de têtes neuves dans son équipe, y a pas à dire !
16 janvier 2007
[DESPERATE HOUSEWIVES] Spoilers :: 03x11-12


Chers amis, saluons ensemble la remarquable performance des réalisateurs de Desperate Housewives qui sont parvenus dans ces deux derniers épisodes à combiner intrigues plutôt intéressantes et bien foutues ET dissimulation de la grossesse de Marcia Cross. Il faut l'avouer, même dans la saison 10 de Friends où Courteney était enceinte mais pas Monica, cela n'avait pas été aussi bien caché. Notons tout de même la chance incroyable que les techniciens de DH ont eu : le visage de Marcia Cross ne s'est même pas arrondi, contrairement à celui de Courteney.
En réalité, s'il existait un prix Ikea qui récompensait la meilleure multi-utilisation d'un quelconque objet, les cadreurs de DH l'emporteraient haut la main, et ce, dans plusieurs catégories ! Il est bien évident que leur talent ne se limite pas, en effet, à faire des plans serrés sur l'actrice, comme on peut le remarquer sur les photos suivantes :
Ce genre de plans semble immédiatement la solution de facilité, et pour le coup, on aurait vraiment pu soupçonner que le réalisateur veut nous cacher quelque chose : Marcia Cross aurait-elle perdu une jambe ? Porterait-elle un jean de la collection de l'an dernier ?
Mais ouf, Marc Cherry a pensé à tout et nous rassure sans plus tarder en nous présentant ses outils de cuisines multi-usages.
Voici un pot pas comme les autres. Comme vous pouvez le constater sur la photo (n'hésitez pas à cliquer dessus pour voir de plus près), il peut contenir des objets aussi divers qu'un fouet, une pelle à tarte en bois, une cuillère en bois, une fourchette en bois, et je suis absolument certaine que si vous souhaitiez y mettre un couteau en bois, ça marcherait aussi. Je doute, toutefois, de l'utilité d'un tel outil. Mais ce pot fait aussi autre chose : sachez qu'il est également capable de cacher les bidons ronds des femmes enceintes : incroyable n'est-ce pas ?
Ce n'est pas tout, le créateur de Desperate Housewives vous présente également ceci :
Messieurs réjouissez-vous, cette fois, c'est pour vous. Voici une magnifique Audi 8 cylindres à 8250 tours par minute, 5 vitesses, jantes en alu de 8"5 sur 18", qui monte à 250 kilomètres en 15 secondes... Je plaisante, je n'y connais absolument rien (gnihi, vous y avez cru, avouez !). Bref, cette voiture, dont j'ignore même la marque, présente un avantage absolument indéniable : elle cache les bidons ronds des femmes enceintes. Ainsi, plus besoin de vous soucier que votre femme découvre la grossesse de votre maîtresse, avec cette voiture, vous êtes protégés !!
Nous passons au toute nouveau produit de Marcia Cross, réalisé avec ses petites mimines (si si, j'vous jure) :
Cette boîte en carton reste assez mystérieuse pour nous. La forme ne nous indique rien concernant son contenu, bien que nous puissions admirer un sens de l'esthétique de l'actrice très affirmé dans sa création. Je me suis laissée dire, d'ailleurs, que ce genre d'oeuvres remplissait ses temps libres depuis qu'elle a arrêté le tricot (elle s'est piqué avec une aiguille... on comprend qu'elle ait arrêté). Cette jolie boîte, donc, sert avant tout à........ cacher les bidons ronds des femmes enceintes. Alors là je dis : bravo Marcia. Elle pense vraiment à tout, n'est-il pas !
Pour finir, je vous présente la meilleure trouvaille de Marc Cherry (le créateur de Desperate Housewives, pour ceux qui nous rejoignent en cours de route) : l'Orson-à-tout-faire. Enfin !!!! Nous savons à quoi sert ce personnage dont l'histoire nous barbe depuis un bout de temps et dont nous nous sommes dit dès son arrivée : pitié, pas encore un psychopathe pour Bree. Oui, il faut le dire, Bree est un véritable aimant à psychopathe : hormis Rex, qui n'en était pas vraiment un, elle compte tout de même à son actif George, le pharmacien raté au QI de 3,47, et maintenant Orson qu'elle est allée jusqu'à épouser. Un exploit, donc, qu'elle soit parvenue à rester dans la série en fréquentant de tels individus... un exploit, aussi, qu'elle soit restée parmi nos desperate housewives préférées bien que ses histoires soient un peu tirées par les cheveux, voire complètement inintéressantes dans certains épisodes.
Maintenant, tout va mieux : Orson a une véritable utilité dans la série. Laquelle ? Celle de cacher les bidons ronds des femmes enceintes, bien sûr ! La preuve, tout de suite en images :
Admirez un peu la main placée tout pile au bon endroit, la tête exactement de la même forme que le ventre de Marcia... Il n'y a vraiment pas de doute, Orson est l'homme de la situation.
Bravo, donc aux cadreurs de la série, bravo à Orson, bravo à Marcia, et surtout... bravo au p'tit bidon tout rond de Marcia d'avoir accepté d'être éclipsé ainsi, nous imaginons aisément qu'il a dû être pas mal frustré de ne même pas pouvoir dire coucou à la caméra !!
14 janvier 2007
[DIRT] La presse n'aime pas... moi si. Et alors ?


Je pense que tout le monde ou presque sur cette planète a eu vent du grand retour de Courteney Cox sur le petit écran, en particulier les accros de séries télévisées qui, comme tous fans dignes de ce nom, creusent le net dans ses moindres recoins à l'affût de la dernière information. On excusera, à la limite, les haïsseurs chroniques de "7 à la Maison" qui se sont exilés sur Pluton à l'annonce du renouvellement de la série (message pour eux : ne revenez pas, c'est toujours aussi nul). Bref, donc, le 2 janvier, Dirt a fait ses premiers pas sur FX, après des mois et des mois de tapage publicitaire.
Au final, les journalistes ne tarissent pas de critiques sur cette petite dernière, au point que, malgré les 3,5 millions de téléspectateurs présents au rendez-vous, même le président de la chaîne a déclaré : "Dirt sucks", autrement dit, "Dirt, c'est nul." Bien entendu, il n'a pas manqué d'assurer que cela allait s'améliorer dès le 5e épisode, mais le mal est fait : la version officielle, c'est que "Dirt sucks". J'ai d'ailleurs eu l'occasion de visiter quelques sites/blogs pour recueillir quelques impressions sur les deux premiers épisodes, et tout le monde reprend gentiment en coeur, mis à part une ou deux exceptions, que la série n'est pas à la hauteur des attentes.
Les Américains seraient-ils devenus prudes ? Frigides ? Ou sont-ils encore plus pervers et voyeuristes que ce que j'imaginais ? Il faut l'admettre, Dirt ne ressemble à rien de ce que l'on a vu à la télévision, et en même temps, elle cumule tous les ressorts dramatiques des genres exploités à présent. En regardant les premiers épisodes, on a l'impression de passer de cliché en cliché, de revoir ce que l'on a déjà vu mille fois, et on se demande même si tout ceci n'est pas une grande blague. Mais la série se prend réellement au sérieux. Trop, sûrement, et c'est là son défaut majeur : pas le moindre gramme d'humour, ni d'auto-dérision. Quelle prétention !
Pause.
Vous croyez vraiment que je suis sérieuse en écrivant cela ? Vous pensez que je vais déblatérer sur le pourquoi du comment Dirt mérite le non-succès critique qu'elle obtient ? Regardez le titre, s'il vous plaît, et suivez un peu. Ce que j'essayais de montrer dans le paragraphe précédent, c'est qu'il est extrêmement facile d'utiliser n'importe quel élément d'une série pour la démonter pièce par pièce, en cachant bien soigneusement toutes les qualités qui pourraient la défendre.
Laissez-moi vous posez une toute petite question : est-ce que vous croyez sincèrement qu'une série télévisée réalisée dans un monde de strass et de paillettes traitant précisément de ce monde de stars et de journaux à scandales pourrait imaginer proposer une intrigue sérieuse ? Alors oui, c'est vrai, les dialogues ne contiennent pas vraiment d'humour, oui, les intrigues sont d'une perversité choquante, oui, l'état d'esprit de la série peut donner envie de vomir. Mais celui qui croit que les photos de Kate Moss avec les yeux exorbités, le maquillage dégoulinant, visiblement droguée, ont été prises grâcieusement, est bien naïf... Et pourtant, le monde s'en délecte chaque jour, et ce, dans tous les pays du monde.
Sachons, donc, reconnaître les qualités indéniables de cette série. Outre la musique qui reflète à la perfection l'histoire, les scènes sont remarquablement filmées, et l'esthétique des images est à couper le souffle. Malgré l'univers sombre où se déroule l'action, la lumière offre un éclairage très particulier : à la fois glauque et chaleureux. Confusion bizarre, il est vrai, due à un élément central : le mélange des couleurs froides (le blanc qui agresse presque les yeux) et des couleurs chaudes (le rouge). Pour virer vers la métaphore qui en découle, les intrigues sont également construites sur cette curieuse dualité : d'un côté, l'ambiance bon enfant des bureaux des magazines, de l'autre, le monde froid où les sentiments laissent place au fric puant. Beau tableau de cet univers qui nous fait rêver, pas vrai ?
Mais la qualité incontestable de Dirt, c'est la performance hallucinante de Courteney Cox, dans le rôle de la rédactrice en chef Lucy Spiller. Rassurez-vous, je ne vais pas commencer un éloge interminable de Mrs Arquette, même si ça me tente bien (oh tiens, d'ailleurs, vous avez remarqué, dans Friends elle était créditée en tant que "Courteney Cox-Arquette", à partir de la saison 6 et là c'est "Courteney Cox"). Il faut tout de même saluer ce jeu à mille lieues de Monica (dans Friends, pour ceux qui ne sont pas attentifs à ce que je raconte), dont même la voix se distigue tout à fait, et qui illumine en permanence l'écran. Au passage, une petite question me trotte dans la tête : si Monica et Lucy se rencontraient, est-ce qu'elles s'apprécieraient ? A méditer...
Ce que j'essaie de vous dire, en clair, c'est qu'il ne faut pas tout jeter en bloc sous prétexte que l'on ne comprend pas où une série veut en venir. J'aurais encore plein de choses à mentionner pour faire changer d'avis ceux qui n'ont pas accroché, comme la drôlitude du personnage schizo de Don Konkey (dont le nom me rappelle systématiquement Donkey Kong et par extension, King Kong), complètement à la ramasse, le pauvre gars ; ou encore les textos envoyés sur le "Treo" (chat de la boîte), qui m'ont fait hurler de rire lorsque Lucy les lit...
Mon conseil ? Essayez donc de regarder à nouveau les premiers épisodes au deuxième, voire quatrième degré, et avec le recul d'une personne consciente que ce qu'elle regarde n'a aucune prétention "whatsoever". Vous verrez que son essence réside dans son auto-dérision... Délectable !
Allez, cadeaux pour vous, de magnifiques photos de la série :

13 janvier 2007
Prison Break ou l'affolement du net

Mais qu'est-ce qu'ils ont de plus à dire que les autres ? C'est la question que l'on peut se poser lorsqu'on voit le nombre de sites sur Prison Break qui naissent toutes les semaines. Véritable pionnier en son temps, Prisonbreak-fr.net peut se targuer d'avoir révélé la série au public français avant la diffusion. Il ne s'agissait alors peut-être pas du tout premier site sur le sujet, mais c'était de loin le plus abouti, du point de vue esthétique et au niveau du contenu.
Aujourd'hui, l'on assiste à une floraison de sites sur la série, au point que l'on peut se demander pourquoi, en sachant qu'il en existe déjà plus d'une dizaine, certains fans continuent d'en construire. A croire qu'ils espèrent faire mieux, voire devenir la référence francophone en la matière. Si ces sites se différenciaient par leurs informations, leur style, ou même leur présentation, on pourrait reconnaître qu'ils se complètent, mais ce n'est même pas le cas.
Et je ne parle pas des similitudes entre les textes que l'on y lit. Bien sûr, on retrouve sur chacun les éternels fiches personnages/acteurs, résumés, photos et autre bonus "exclusifs". Cependant, à y regarder de plus près, certaines ressemblances peuvent paraître choquantes. Prenez par exemple l'introduction au premier épisode de la série de deux sites a priori différents :
Prisonbreak-fr.net :
A la suite du braquage d'une banque, Michael Scofield se fait arrêter.
Conduit au tribunal, il n'essaye même pas de se défendre bien que son
avocate, Veronica Donovan, lui demande de se battre. Condamné à une
peine de 5 ans, Scofield semble satisfait et est conduit à Fox River,
la prison située à quelques kilomètres de Chicago. Arrivée là-bas, il
découvre vite l'univers carcéral et retrouve son frère, Lincoln
Burrows, condamné à mourir sur la chaise électrique dans seulement un
mois...
Prison Break sur Hypnoweb :
Au cours d’un braquage de banque, Michael Scofield est arrêté. Son
avocate, Véronica Donovan, ne peut rien pour lui au tribunal puisque
Michael refuse de se défendre. Il est alors conduit au Pénitencier
d’Etat de Fox River. Et malgré sa condamnation, Michael à l’air
satisfait. Sur place, il retrouve son frère, Lincoln Burrows, condamné
à mort pour meurtre et qui sera exécuté par électrocution dans un mois
jour pour jour.
Je ne cherche pas à juger ou dénoncer les plagiats si nombreux du net (même si je pense que dans mon exemple, Prisonbreak-fr a du souci à se faire quant au respect du droit d'auteur de ses textes), mais il me semble intéressant de montrer qu'il ne suffit pas de choisir un design très original pour que le contenu le soit aussi.
"My point is" (comme ils disent là-bas), si, après avoir lu cet article, vous comptez toujours construire un site sur Prison Break, je vous en supplie, mettez au moins une photo de Wentworth Miller torse nu sur votre page d'accueil... histoire qu'on sache pourquoi on est venu dessus !
[UGLY BETTY] SPOILERS :: 01x12


Nous avons toutes beaucoup à apprendre de Sofia Reyes... "Comment pousser un homme à vous demander en mariage en 60 jours", ou plutôt : "Comment rendre la monnaie de sa pièce à la gente masculine en un épisode". Rassurez-vous, je n'ai aucune envie de commencer ce blog par un article féministe, Sofia s'en charge largement pour nous toutes. Toutefois je donnerais beaucoup pour avoir le plaisir de voir la tête d'un téléspectateur homme lorsqu'il découvre les principaux points de la démonstration de son article.
Il est bien évident, en effet, que les diverses étapes de l'expérience de Sofia servent davantage à exposer la faiblesse des hommes qu'à donner un cours de drague aux filles. Et dire que depuis son arrivée dans la série, elle avait tout prévu, tout planifié, tout élaboré pour l'apogée de cet épisode, ou plutôt, devrais-je dire, pour la chute de Daniel. Certes, la séductrice a tout de même appris à ses dépens qu'à jouer avec le feu, on se brûle le bout du coeur, mais - pour rester dans la métaphore -, le jeu en valait la chandelle.
Le clou de cet épisode, il faut bien l'admettre, reste la décomposition "on air" de Daniel Meade, dont la plupart des précédentes conquêtes devaient se délecter du spectacle. Ironique, n'est-il pas, d'ailleurs, cette expression de "on air" (en direct), quand on sait que Daniel est tombé de très haut. Pauvre beau gosse pourri gâté que la seule femme qu'il désire réduit en miettes. Enfin, on ne pourra pas dire qu'il ne l'avait pas cherché...
Pour terminer cet article, un cadeau, pour vous, les filles : les 5 points de l'article de Sofia (ça peut toujours servir...).
- Piquer son intérêt
- Ne jamais trop s'éloigner de lui
- Lui donner un avant-goût
- Se rendre inaccessible
- Lui montrer que l'heure tourne
A vous de jouer, les filles, vous avez les clés en main. Et à nos chers lecteurs hommes : si une femme enlève son chemisier dans l'ascenseur pour découvrir son soutien-gorge, partez en courant... surtout si c'est Salma Hayek ;-)











