18 mars 2007
Her So-Called Life… Our So-Called Life
Aujourd’hui je vais déblatérer d’une assez vieille série : My So-Called Life ou Angela, 15 ans, pour le titre français (qui, soit dit en passant, enlève tout son sens au titre original). Pourquoi cette série maintenant ? Tout simplement parce que je m’y suis remis ! Peut-être de la nostalgie de ma jeunesse.. Et oui, car je n’avais même pas 10 ans quand la série a été crée en 1994 (j’en était même loin de mes 10 ans). Mais bref, on s’en fou… je suis là pour parler de cette superbe série !
Donc pourquoi re-regarder My So-Called Life ou la découvrir ? Tout simplement parce qu’elle est géniale ! Elle a peut-être plus de 10 ans, mais le thème principal est toujours le même : l’adolescence. Et en 10 ans, on ne peut pas dire que les ados ont vraiment changé. Ok, les vêtements des jeunes dans la série laissent à désirer, mais bon, les années 90 ne sont pas vraiment connus pour un goût vestimentaire hors du commun (tout comme les 80 d’ailleurs). Angela, 15 ans est une série intelligente pour jeune ! Et, on peut dire qu’il n’y en a pas eu beaucoup de ce genre… Quoi ? Vous croyez que c’était un genre de Beverly Hills ? Hors de ma vue, jeunes fous !
La série nous est raconté par Angela, elle-même, qui nous raconte ses états d’âme à propos de sa vie, de sa famille, de ses amis, de l’école, de l’amour… de tout quoi ! C’est comme si Angela écrivait à son journal intime, en fait, nous sommes son journal intime. Et même si j’ai dépassé le stade des 15 ans, je me retrouve quand même dans les pensées de la jeune fille. Quand elle est triste, je le suis ; quand elle pleure, je pleure – ou presque - devant mon écran ; quand elle rit, je rit aussi ; quand elle se sent bête, j’ai honte pour elle. C’est fou l’interactivité qu’il y a dans cette série. Je me surprend en regardant les épisodes à parler toute seule, à rire, à me cacher derrière mes mains pour elle… Bref, on se sent elle car tout ce qui est traité dans la série est vrai ! On l’a tous au moins vécu une fois, si ce n’est pas plus. Ce n’est pas comme ces histoires tirées par les cheveux que l’on retrouve dans certaines séries : meurtres, trahisons et j’en passe. My So-Called Life traite vraiment de l’adolescence : pourquoi n’est-on plus aussi proche de son père ? Pourquoi notre mère nous insupporte-t-elle ? Pourquoi me suis-je éloignée de mon amie d’enfance ? Autant de question qui ont aussi leur place dans nos vie, ou qui l’ont eu.
Que dire de plus ? A part qu’il y a aussi des acteurs formidables qui ont été découverts grâce à cette série : Claire Danes retransmet les sentiments de son personnages à merveille, le charme de Jared Leto passe à travers l’écran et on attend tout autant qu’Angela de le voir débarquer au coin du couloir du lycée, le dévergondage du personnage de A.J Langer nous corromps aussi… Bref : des acteurs, des vrais, qui savent jouer. La série c’est aussi un univers, celui des 90’s. En regardant les épisodes, j’ai l’impression d’être de retour dans le passé et c’est en parti grâce à la musique, sélectionnée avec choix : REM, les Cranberries, les Ramones, TLC… je m’attends presque à entendre un petit Nirvana ou encore un Offspring ! Et puis, il y a Jared Leto qui chante… si, si, il chante… et très bien ! Comment oublier la magnifique « Red »… Bref, ça retransmet tout à fait l’atmosphère de l’Amérique des années 90.
Alors j’espère que vous savez pourquoi il faut regarder ou re-regarder My So-Called Life : c’était un petit bijoux de la télévision. Bien qu’elle n’ait duré que 19 épisodes, la série a touché une génération. Je vous conseille vraiment de savourer cette série même si tout autant que moi vous allez redouter et envier le visionnage du 19e épisode. Car il faudra s’y résoudre : il n’y aurait plus d’épisode de la série. Vous aurez beau allumer votre écran, il n’y aura pas de nouvel épisode et c’est bien dommage.
Savourez My So-Called Life même si le plaisir n’aura pas duré longtemps, au moins il aura été là !
Séries, vous que nous aimons...
A l'heure où l'économie des séries télévisées a dépassé celle du cinéma et où le grand écran connaît de nombreuses adaptations d'œuvres du petit, Abdessamed Sahali et les Editions Timée proposent aux fans "Séries Cultes, l'Autre Hollywood". Dans ce tout nouvel ouvrage, le journaliste présente une cinquantaine de séries, de Zorro à Desperate Housewives en passant par Happy Days, Nip/Tuck, Battlestar Galactica ou encore Buffy.
Au niveau organisationnel, Séries Cultes se divise en 7 parties, composées chacune de séries d'hier et d'aujourd'hui qui mettent en exergue l'évolution de la création au sein des genres. Elles montrent à la fois combien la nouvelle vague s'inspire de ses ancêtres, et comment elle s'en détache pour apporter une inspiration fraîche dans la créativité. Abdessamed Sahali analyse en profondeur les raisons de l'échec ou du succès des séries, avec le recul et la perspicacité d'un véritable spécialiste.
Ici, pas question de se contenter d'une fiche technique rébarbative, énumérant les noms des membres de l'équipe, les titres des épisodes ou les audiences réalisées. La richesse du livre repose sur les petits détails, ces secrets de fabrication ou de tournage qui offrent un inside look. Saviez-vous, par exemple, que Star Trek devait sa deuxième puis sa troisième saisons aux courriers de fans à NBC, et qu'elle a frôlé l'annulation par deux fois ? Ou bien que Mission : Impossible a changé de chef sans explication à cause des contraintes liées aux pratiques religieuses de l'acteur ?
On peut, cependant, reprocher à Séries Cultes de trop s'attarder sur certains faits, qui se révèlent, au final, réducteur pour la présentation de certaines séries. Friends, notamment, se voit limitée à son simple aspect financier : le fait que tous les acteurs se sont alliés pour obtenir des salaires équivalents, contraires aux souhaits des producteurs. Il me semble tout de même que derrière dix ans d'une sitcom aussi culte se cache plus qu'une simple histoire d'argent, bien que, comme il en est très justement fait mention, la série soit une "véritable machine à cash".
De même, consacrer le premier tiers de la page de Buffy au nanar Buffy, tueuse de vampire, avant de définir le succès de l'excellente série par le nombre de fanfictions qui en découlent, manque terriblement de pertinence, et même les fans les plus acharnés (dont je fais partie) ne s'y reconnaissent pas.
Toutefois, ne boudons pas notre plaisir. Séries Cultes se lit comme une belle histoire retraçant les jalons clés que les œuvres devenues cultes ont déposés au fil des années. D'un style très clair et agréable, il regorge de petits éléments dont se délectent les accros, tout en s'adressant à un public large, y compris aux non-spécialistes, en commençant la grande majorité des fiches par la naissance de la série en question. Notons, enfin, les magnifiques illustrations qui nous permettent de nous plonger ou replonger dans l'univers de chaque série.
Bilan: Séries Cultes répond à un choix délibéré de l'auteur de ne pas écrire un Xième ouvrage répertoriant les principales séries de l'histoire et suit sa ligne éditoriale de bout en bout. A découvrir absolument par tous les fans de séries...
A PROPOS DE L'AUTEUR
Abdessamed Sahali est journaliste. Spécialisé dans les sujets culturels et de société et passionné par les séries TV américaines, il en dresse un portrait original et insolite, où les fictions télévisuelles deviennent les pâles reflets de la société américaine.
DETAILS TECHNIQUES
Broché: 141 pages
Editeur: Timée-Editions (8 février 2007)
Collection: Les 50 plus belles histoires
Langue: Français
ISBN-10: 2915586845
ISBN-13: 978-2915586848
Où l'acheter ? Amazon.fr


